<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360</atom:id><lastBuildDate>Wed, 14 Oct 2009 00:46:05 +0000</lastBuildDate><title>Québec rouge et noir</title><description>Un point de vue libertaire sur l'actualité sociale et politique de la capitale</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Nicolas)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>40</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-4133155419024184119</guid><pubDate>Fri, 03 Aug 2007 04:39:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-08-02T21:42:08.944-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>actualité</category><title>C'est la fin...</title><description>D'ici peu Québec rouge et noir va s'éteindre. Vous pourrez me retrouver sur &lt;a href=http://voixdefaits.blogspot.com&gt;Voix de faits&lt;/a&gt;, le nouveau blogue de La Nuit. Pour l'instant, c'est juste une collection d'archive mais d'ici peu, ça devrais devenir intéressant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-4133155419024184119?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/08/cest-la-fin.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-917867732368431905</guid><pubDate>Sat, 07 Jul 2007 18:31:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-07T12:10:25.463-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>municipalité</category><title>Tramway : n'attendons pas le 450e !</title><description>&lt;img src=http://www.tc.gc.ca/programmes/environnement/pdtu/images/casestudybus38thumb.jpg align=right&gt;Enfin une bonne nouvelle pour la région de Québec : le Réseau de transport de la capitale (RTC) a connu en 2006 la plus forte hausse d'achalandage au Canada. Selon &lt;a href=http://www.cyberpresse.ca/article/20070706/CPSOLEIL/70706193/5019/CPSOLEIL&gt;les données publiées hier dans &lt;i&gt;Le Soleil&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Québec a connu une hausse de l'achalandage  du transport en commun de 5,38 % en 2006 par rapport à l'année précédente, alors que la moyenne nationale se situait à 3,21 %. C'est encourageant, surtout que la région a une méchante pente à remonter... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La part de l'autobus dans les déplacements motorisées était tombée à 10% en 2001. Québec menaçait d'être complètement étranglée par l'automobile. Sans doute aidée par l'air du temps (et le prix local du pétrole!), il semble que la direction du RTC ait réussi à inverser la tendance. Grâce à de bonnes idées comme les lignes express, &lt;a href=http://www.tc.gc.ca/programmes/environnement/pdtu/abonnebus.htm&gt;l'abonne-bus&lt;/a&gt; ou le partenariat avec Communauto, de plus en plus de salariés utilisent le bus quotidiennement. Les travailleurs et les travailleuses sont d'ailleurs la section de la clientèle qui augmente le plus rapidement et sont maintenant presqu'à égalité avec les étudiant-es. Cependant, pour aller plus loin il faudra de la volonté politique et plus d'audace que ce à quoi on nous a habitué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, les oiseaux de malheurs qui trônent à l'hôtel de ville et dans certains médias refusent d'envisager l'avenir autrement qu'en bagnole. Pour eux, le transport en commun est un transport de second ordre tout juste bon pour les pauvres et les étudiant-es. Pas question, donc, d'autoriser les études nécessaires pour passer à la vitesse supérieure. Le RTC, qui ne manque pas d'idées, a encore dans ses cartons un projet de tramway mais le manque de vision de la maitresse d'école l'empêche d'aller de l'avant. Pourtant, un système de transport léger sur rail, sur le trajet des métrobus, permettrait de structurer le réseau et libèrerait par la même occasion de nombreux véhicules pour améliorer le service dans des coins de la ville qui en ont bien besoin. Ce serait le plus ambitieux projet en matière de transport en commun à Québec depuis la municipalisation du service en... 1969. On a raté le bateau pour le 400e, de grâce, n'attendons pas le 450e avant de bouger!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-917867732368431905?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/07/tramway-nattendons-pas-le-450e.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-533344711944729183</guid><pubDate>Sat, 30 Jun 2007 16:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-30T09:25:06.200-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>À signaler - L'Anti-propagande de Normand Baillargeon</title><description>Caroline Montpetit&lt;br /&gt;Le Devoir&lt;br /&gt;Édition du samedi 30 juin et du dimanche 01 juillet 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait croire que son esprit ne se repose jamais. Il veille, l'oeil ouvert, pour débusquer les incohérences et les arnaques dans les discours publicitaires, dans les promesses des charlatans, dans les démonstrations statistiques, dans l'appareil médiatique ou dans la rhétorique des politiciens. Le dernier opus de Normand Baillargeon, intitulé Petit cours d'autodéfense intellectuelle et publié aux Éditions Lux en 2005, fait un malheur en France (toutes proportions gardées, puisqu'il s'en est vendu environ 6000 exemplaires), après s'être vendu à quelque 30 000 exemplaires au Québec. Il arrive à une époque où l'esprit critique, soumis de toutes parts à un flot d'informations propagandistes, a bien besoin d'un peu plus d'entraînement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que Normand Baillargeon propose, dans son Petit cours d'autodéfense intellectuelle, ce sont des exercices de remise en question des informations qui nous submergent. Le manuel, qui pourrait en effet faire l'objet d'un cours, s'adresse à tous. Il est d'ailleurs déjà utilisé dans certains cégeps, en philosophie, et pourrait l'être dans d'autres disciplines. En France, il reste bien placé dans les palmarès des ouvrages de sciences humaines des librairies, déclassant même, un moment, le dernier ouvrage de Benoît XVI, ou encore les oeuvres de Claude Allègre et de Comte-Sponville. Une grande victoire pour ce professeur de sciences de l'éducation de l'UQAM, qui se dit anarchiste, donc sans dieu ni maître...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est après que Radio France ait diffusé une série radiophonique sur le penseur Noam Chomsky, à laquelle Normand Baillargeon a beaucoup participé, que les ventes du Petit cours se sont subitement multipliées en mai dernier. «C'est aussi une question de courant, explique Sylvain Nault, directeur de la librairie du Québec à Paris, qui distribue l'ouvrage en France. Ce livre est paru dans un contexte de campagne électorale présidentielle, alors que toute la gauche était mobilisée». Autre explication du succès du Petit cours en France: les illustrations, signées Charb, illustrateur français qui collabore régulièrement à Charlie Hebdo, Télérama, et L'Humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour développer l'esprit critique individuel, Normand Baillargeon met certains outils à la disposition du lecteur. D'abord, il invite à se méfier du langage, qui charrie son lot de connotations, d'imprécisions, sans parler des mensonges et de la manipulation. L'art de la manipulation du langage et des arguments, qui a cours tous les jours dans notre système de justice, ne date pas d'hier. Le sophisme, ce «raisonnement invalide avancé avec l'intention de tromper son auditoire», a fait son apparition au Ve siècle avant Jésus-Christ, en Sicile. Et Baillargeon cite joliment Gorgias, ce sophiste qui écrivait dans Éloge d'Hélène: «[...] il y a des discours qui affligent, d'autres qui enhardissent leurs auditeurs, et d'autres qui, avec l'aide maligne de la persuasion, mettent l'âme dans la dépendance de leur drogue et de leur magie». Les techniques utilisées pour manipuler la pensée par le discours sont diverses. La tentative de discréditer quelqu'un, à la manière des avocats, pour empêcher que passe son message, en est une. L'utilisation abusive du jargon, notamment chez les universitaires, en est une autre. Sur ce dernier point, il cite Noam Chomsky, dont il est très proche, et qui n'y va pas de main morte dans sa dénonciation des intellos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il y a là un défi pour les intellectuels. Il s'agira de prendre ce qui est plutôt simple et de le faire passer pour très compliqué et très profond. Les groupes d'intellectuels interagissent comme cela. Ils se parlent entre eux, et le reste du monde est censé les admirer, les traiter avec respect, etc. Mais traduisez en langage simple ce qu'ils disent et vous trouverez bien souvent ou bien rien du tout, ou bien des truismes, ou bien des absurdités», écrit-il. Voilà de quoi décomplexer la majorité de la population qui ne fréquente pas les universités...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En deuxième lieu, Baillargeon propose à ses lecteurs un petit entraînement aux mathématiques, cette science rébarbative à plusieurs qui, à défaut de s'y frotter, s'exposent aux conclusions parfois douteuses de ceux qui pensent la maîtriser. Baillargeon mentionne que la plupart des esprits non exercés se prêtent mal à un calcul approximatif des probabilités. Vous viendrait-il à l'idée, par exemple, que vous courez deux fois plus de risques de mourir d'une piqûre d'abeille que de gagner à la 6/49? Autres chevaux de bataille: les moyennes arithmétiques, qui donnent souvent une vision des choses faussée par les extrêmes, ou encore les tableaux statistiques que l'on peut modifier à sa guise pour tromper l'oeil, etc. Baillargeon pose le problème ainsi: nous sommes victimes d'une «indigestion de nombres qui n'ont strictement aucun sens», et la solution est de «compter soigneusement avant de décider de les consommer». Il prend l'exemple d'un universitaire qui disait devant un auditoire d'intellectuels, il y a quelques années, que 2000 enfants irakiens mouraient chaque heure durant l'embargo américano-britannique sur l'Irak, qui a pris fin avec la chute de Saddam en 2003. «Si 2000 enfants meurent chaque heure, vous ferez facilement le calcul, cela fait 17 520 000 enfants par an, et ce, depuis dix ans; et cela se passerait dans un pays qui compte 20 millions d'habitants», rétorque Baillargeon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De gauche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Détrompez-vous cependant, l'homme est farouchement de gauche. Anarchiste, plus précisément, c'est-à-dire pour une société où le pouvoir n'aurait, en principe, pas sa place. «Les formes de pouvoir doivent se justifier, dit-il, sinon, il faut les combattre.» En ce sens, sa vision du monde est complètement opposée à celle d'Edward Bernays, cet Américain, neveu de Sigmund Freud, considéré comme le père des relations publiques et qui a été identifié comme l'un des personnages les plus influents du XXe siècle par le magazine Life.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présentement, Normand Baillargeon termine la rédaction d'une préface de l'ouvrage Propaganda, écrit par Bernays et en voie d'être réédité aux Éditions La Découverte en France. Bernays a lancé l'idée que des forces occultes et opaques doivent mobiliser, contrôler, orienter l'opinion publique, explique Baillargeon. «Il croit que 20 % de la population sait et peut décider pour les autres; les autres 80 % étant des imbéciles et des moutons», dit-il. C'est exactement le contraire de son pari à lui, cet espoir d'une société plus juste, basée sur l'intelligence des gens. Son petit cours d'autodéfense intellectuelle est donc une invitation à interroger l'ordre social jusqu'à ce que les réponses obtenues soient satisfaisantes pour l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut aussi se méfier de soi-même, et Baillargeon consacre un chapitre à la remise en question des perceptions individuelles, à travers la mémoire, par exemple. Enfin, s'il croit à la nécessité des médias, il propose, pour les lire, de tenir compte de leur taille et de leur appartenance, de leur dépendance à la publicité, de leur dépendance à certaines sources officielles, de leur anticommunisme de principe, et des critiques que les puissants ont à leur égard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, le travail de Normand Baillargeon se base d'abord sur une position philosophique. L'homme croit à une vérité extérieure qu'il faut tenter de cerner. «Je crois que le monde existe indépendamment des représentations que j'en ai.» Pour ce faire, la science est sa meilleure alliée. «Je suis un fervent amoureux de la science, dit-il. La science est le meilleur moyen que l'humanité ait trouvé pour connaître. On sait peu de choses, notre savoir est limité, et la science est un moyen limité de connaître, mais c'est le seul dont on dispose.» La science et un petit guide d'autodéfense intellectuelle, pour affronter la vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-533344711944729183?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/06/signaler-lanti-propagande-de-normand.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-5471822755874163658</guid><pubDate>Sat, 23 Jun 2007 14:21:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-23T07:23:57.954-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>À signaler - Le Devoir de philo - Jean-Jacques Rousseau serait abstentionniste</title><description>J'avais laissé passé ça. C'était dans &lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; il y a deux semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;b&gt;Le Devoir de philo - Jean-Jacques Rousseau serait abstentionniste&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Francis Dupuis-Déri, Professeur au département de science politique de l'UQAM&lt;br /&gt;Édition du samedi 09 et du dimanche 10 juin 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«À l'instant qu'un peuple se donne des représentants, il n'est plus libre ; il n'est plus», écrivait le philosophe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La philosophie nous permet de mieux comprendre le monde actuel: tel est un des arguments les plus souvent évoqués par les professeurs de philosophie pour justifier l'enseignement de leur matière au collégial. Le Devoir leur a lancé le défi, non seulement à eux mais aussi à d'autres auteurs, de décrypter une question d'actualité à partir des thèses d'un grand philosophe. Nous publions ici leur «devoir de philo», dont voici le dernier de la saison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au printemps 2007, deux élections présidentielles ont été marquées par des taux de participation très contrastés. En France, environ 85 % des inscrits aux listes électorales ont exprimé leur suffrage. Au Mali, le taux de participation n'était que de 36 %. Quant au Canada et au Québec, si la tendance se maintient, seulement 70 % des adultes inscrits sur les listes électorales voteront lors des prochaines élections. Le taux d'abstention était en effet de 29 % aux élections québécoises du 26 mars dernier, si on ne compte que les adultes inscrits. Lorsqu'on comptabilise l'ensemble des adultes en droit de voter et non seulement les inscrits sur les listes électorales, le taux d'abstention atteint en général 50 % au Canada et aux États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La relecture de Jean-Jacques Rousseau peut aider à comprendre ce phénomène, car ce philosophe propose une des critiques les plus acerbes du processus électoral, mis à part, bien sûr, celles des auteurs anarchistes, qu'il précède et annonce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a rien d'étonnant à ce que des philosophes critiquent le système électoral puisqu'ils se targuent souvent de savoir dégager la vérité par la raison. Or c'est la force du nombre et non de la raison qui fait le résultat d'une élection et la majorité peut se tromper en ce qui a trait au bien et au bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau, dont la pensée n'est pas toujours cohérente à ce sujet, critique pour sa part l'élection non pas en affirmant que le peuple est fondamentalement irrationnel mais plutôt dans le cadre de sa dénonciation de l'élitisme et des inégalités entre les hommes (mâles).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son ouvrage Du contrat social, Rousseau laisse entendre que c'est lorsqu'il cède son pouvoir à des dirigeants par le biais d'élections que le peuple fait preuve d'irrationalité. Évoquant l'Angleterre de son époque, où les hommes pouvaient élire les membres de la Chambre des communes, il explique que la «souveraineté ne peut être représentée», pas plus que la «volonté générale», avant d'ajouter, cinglant: «Le peuple anglais pense être libre; il se trompe fort, il ne l'est que durant l'élection des membres du parlement; sitôt qu'ils sont élus, il est esclave, il n'est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l'usage qu'il en fait mérite bien qu'il la perde.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les critiques que propose Rousseau de la représentation politique influenceront de nombreux activistes des mouvements populaires lors de la Révolution française. Ainsi, John Oswald, un Écossais qui se rend en France pour participer à la révolution et s'y faire tuer par des contre-révolutionnaires, signe un pamphlet intitulé Le Gouvernement du peuple, dans lequel il s'approprie les idées de Rousseau contre la représentation électorale. «Être libre, c'est vivre selon sa volonté; vivre selon la volonté d'un autre, c'est être esclave», déclare-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il explique ensuite que «la représentation est le voile spécieux à l'ombre duquel se sont introduits tous les genres de despotisme», les uns se prétendant représentants de la lune, les autres du soleil ou des ancêtres, puis finalement de la nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces prétendus représentants de la nation ne la déclarent souveraine que dans la mesure où elle abdique cette souveraineté à leur profit, qu'elle la leur confie («Voilà le grand secret de la représentation!»). Or, rappellent Rousseau puis Oswald, cette représentation n'est toujours qu'une «fiction» relevant d'une pensée magique et malheureusement héritée du Moyen Âge féodal, d'où nous viennent les parlements institués alors par les rois pour les aider à lever taxes et impôts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'abstentionnisme philosophique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La relecture de Rousseau et de ses continuateurs révèle donc que l'abstentionnisme peut se justifier, au nom de la liberté et de l'égalité, dans le cadre de la tradition de la philosophie politique occidentale. Certes, les sciences sociales ont proposé diverses thèses mécaniques pour expliquer l'abstentionnisme dans les régimes libéraux contemporains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des études révèlent qu'on retrouve les plus forts contingents d'abstentionnistes dans les segments de la population les plus défavorisés et marginalisés, précisément parce qu'on y sait très bien que les élus, presque tous issus des classes supérieures, ne représentent pas leurs intérêts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres analyses indiquent que les politiciens eux-mêmes sont responsables du haut taux d'abstentionnisme en raison de la corruption endémique et des promesses non tenues qui minent la crédibilité de l'élite politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour certains, enfin, il est rationnel du point de vue individualiste de ne pas se déplacer pour aller voter dans la mesure où un vote individuel a un effet infinitésimal, voire nul, sur le résultat global du scrutin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de ces considérations sociologiques, la tradition de la philosophie politique occidentale propose, de Platon à Rousseau, de considérer l'élection comme une pratique aristocratique plutôt que démocratique. Dans son Projet de constitution pour la Corse, Rousseau rappelle ceci: «Quand l'autorité suprême est confiée à des députés, le Gouvernement [...] devient aristocratique.» Des trois types de régimes purs, soit la monarchie (un seul gouverne), l'aristocratie (une minorité gouverne) et la démocratie (la majorité ou la totalité gouverne), l'élection relève bel et bien de l'aristocratie puisqu'elle offre la gouverne à une minorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Québec, il s'agit même d'une minuscule clique de 125 personnes qui, seules, siégeront à l'Assemblée nationale. Cette aristocratie est «élective» plutôt qu'héréditaire, mais elle reste tout de même aristocratique, selon Rousseau. Si cette aristocratie élue se contentait d'exécuter les lois produites lors de délibérations par le peuple assemblé, ce dernier pourrait encore être considéré comme souverain, donc libre. Mais quand l'aristocratie seule exécute des lois qu'elle a elle-même produites, alors le peuple est esclave. Qu'il choisisse ses maîtres n'y change rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Directeur général des élections du Québec (DGE) bataille fort pour fouetter l'ardeur des électeurs potentiels. Il a ainsi consacré sept millions de dollars à une campagne d'information auprès des électeurs pour le scrutin de mars dernier au Québec. Au-delà de cette dépense ponctuelle considérable, le DGE produit et propose un ensemble de documents de propagande pro-électorale à l'intention des élèves des écoles secondaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il offre gratuitement, en collaboration avec le ministère de l'Éducation, du matériel pour organiser les élections des conseils d'élèves, soit des répliques à l'identique des urnes électorales, des isoloirs, un Guide de l'électeur et de l'électrice, des dépliants et des banderoles pour convaincre les jeunes que voter est l'acte citoyen le plus important dans lequel réside le pouvoir politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le DGE, qui considère l'élection d'un conseil comme «une activité de formation», cherche à convaincre les jeunes que «l'électeur est l'acteur central du système électoral». Ce discours escamote néanmoins deux réalités banales, soit que c'est l'élu et non l'électeur qui détient vraiment le pouvoir et qu'il existe diverses conceptions plus participatives de la politique et de la démocratie. (Pour une analyse détaillée du discours du DGE, voir mon article: «Les élections de conseils d'élèves», Revue des sciences de l'éducation, volume 32, n° 3, 2006.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le DGE a même sommé la coalition abstentionniste «Nous, on vote pas!» de fermer son site Internet (www.nousonvotepas.org). Cette coalition avait été formée à l'hiver 2007 par des organisations anarchistes basées au Québec, soit la Fédération des communistes libertaires du nord-est (NEFAC) et le Réseau anarchiste en milieu étudiant (RAME).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les anarchistes, qui aspirent à une égalité véritable et fonctionnent en principe sans chef(s) dans leurs propres organisations, partagent une vision très critique des élections, qui impliquent nécessairement des dominants (les élus) et des dominés (les autres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site Internet de la coalition proposait divers documents abstentionnistes, dont des textes classiques et contemporains d'anarchistes critiquant les élections, ainsi qu'un journal intitulé L'Urne, en première page duquel on pouvait lire ce slogan provocateur: «Nous étions dans la rue, le pouvoir tremblait... nous allons voter, le pouvoir est rassuré!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or le site contrevenait aux dispositions de la Loi électorale, qui stipule qu'un «électeur ou un groupe d'électeurs doit impérativement obtenir une autorisation» du DGE pour «prôner l'abstention ou l'annulation du vote»! Forcer des anarchistes à s'enregistrer auprès du DGE, voilà un paradoxe politico-bureaucratique qu'aurait apprécié le romancier Franz Kafka...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Rousseau, il aurait sans doute qualifié l'attitude du DGE de censure illégitime. Rousseau expliquait en effet, toujours dans Du contrat social, que la censure peut être légitime si elle émane de l'opinion publique et correspond aux choix et aux moeurs du peuple. À l'inverse, il serait vain et illégitime qu'une autorité censure des choix ou des comportements qui relèvent de la volonté générale. La censure, dit Rousseau, «peut être utile pour conserver les moeurs, jamais pour les rétablir».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or le DGE devrait admettre ce qui pour lui est sans doute inadmissible, soit que l'abstentionnisme relève de moeurs politiques communément partagées par 50 % des adultes en droit de voter. En bref, le contingent des abstentionnistes obtient le plus souvent la majorité simple lors des élections, battant en nombre les électeurs du parti élu, qui prétend ensuite représenter l'ensemble de la nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Démocratie: liberté et égalité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il rejette les élections, Rousseau explique à plusieurs occasions dans son oeuvre que la liberté politique n'existe que lorsque le peuple s'assemble pour délibérer et produire les lois qui le gouvernent. Mais peut-on aujourd'hui vivre en démocratie (directe)?, ripostent les personnes qui espèrent se convaincre, par cette dérobade, que la liberté et l'égalité restent possibles sous le règne d'une aristocratie élue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau connaissait bien ce type de réaction: «Le peuple assemblé, dira-t-on! Quelle chimère! C'est une chimère aujourd'hui, mais ce n'en était pas une il y a deux mille ans (à Athènes, par exemple). Les hommes ont-ils changé de nature?» En tout cas, plusieurs d'entre eux ont assurément réduit leurs normes de liberté, et même d'égalité, se croyant libres et égaux alors qu'ils se nomment eux-mêmes des maîtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La critique de l'élection de Rousseau est liée à deux idées maîtresses. D'abord, la liberté politique n'est possible que dans de petites entités politiques. Ensuite, elle va de pair avec une certaine égalité économique, laquelle évite «que nul citoyen ne soit [...] assez pauvre pour être contraint de se vendre».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie sous sa forme directe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ici, particulièrement, que Rousseau annonce les propos des anarchistes abstentionnistes d'aujourd'hui, qui favorisent à la fois l'autogestion et la lutte anticapitaliste. C'est seulement si cette condition d'égalité économique est remplie que «le plus grand bien de tous» devient possible à réaliser, soit une liberté et une égalité véritables. Celles-ci sont inconcevables dans un régime électoral qui produit par définition une inégalité entre des gouvernants et des gouvernés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux yeux de Rousseau -- et les anarchistes d'aujourd'hui ne disent pas autre chose --, il n'y a de démocratie que sous sa forme directe, laquelle d'ailleurs encourage la participation citoyenne bien plus que le processus électoral puisque c'est au fil des délibérations du peuple que la véritable éducation politique se forge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contre Rousseau et les anarchistes d'aujourd'hui se mobilisent bien des acteurs sociaux, dont des figures publiques. L'animateur Bernard Derome, par exemple, déclarait sur les ondes de Radio-Canada, le soir des élections fédérales de 2004, que le taux d'abstention «n'est pas très édifiant». Jacques Moisan, l'animateur du débat des chefs de parti lors des élections provinciales de mars 2007, concluait le spectacle en affirmant d'un ton solennel que voter n'est pas seulement «un droit», c'est surtout une «responsabilité».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus philosophique, le DGE propose des slogans envoûtants lors des campagnes électorales, comme «Je pense, je vote!» ou «Je m'exprime, je vote!» Voilà qui présente l'abstentionnisme comme relevant de la non-pensée, de la non-expression, du non-être. Relisant Rousseau, un abstentionniste aujourd'hui pourrait toutefois retourner le compliment: «Je pense et je m'exprime, donc je m'abstiens!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette idée ferait écho à Oswald, pour qui «déléguer à autrui le soin de penser pour nous nous fait insensiblement désapprendre à penser tout à fait». Et à Rousseau, bien sûr, selon qui les électeurs incarnent le non-être: «À l'instant qu'un peuple se donne des représentants, il n'est plus libre; il n'est plus.»&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-5471822755874163658?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/06/signaler-le-devoir-de-philo-jean.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-2195209804550759280</guid><pubDate>Fri, 22 Jun 2007 20:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-22T13:35:32.551-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>Cause commune no 15</title><description>&lt;table cellpadding="5" width="180" cellspacing="0" border="0" align="left"&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;img border="1" src="http://nefac.net/files/CC151.gif" width=150 alt="" /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;Le numéro 15 de &lt;I&gt;Cause commune&lt;/I&gt;, le journal de la NEFAC au Québec, est maintenant disponible sur le web. 4000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. &lt;I&gt;Cause commune&lt;/I&gt; se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez &lt;a href=http://nefac.net/node/view/145&gt;le collectif de la NEFAC&lt;/a&gt; le plus près de vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pdf à basse résolution --&lt;a href=http://nefac.net/files/CC15.pdf&gt;format tabloïd&lt;/a&gt;-- est disponible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Au sommaire du no 15 (format HTML)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2246&gt;Perspectives libertaires - Deux poids, Deux mesures&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2245&gt;Lettre ouverte aux soldats et soldates de Valcartier&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2244&gt;L’impérialisme...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2243&gt;La filière canadienne...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2242&gt;L’anarchie de A à Z - « N » comme Nationalisme&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2241&gt;Montréal : urgence maisons de chambres&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2240&gt;Sous la plage, la prison... Répression au Mexique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2239&gt;Livres : la non-violence à la rescousse de l’État&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://www.nefac.net/fr/node/2238&gt;Sur les lignes... Chronique syndicale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--break--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-2195209804550759280?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/06/cause-commune-no-15.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-2037098199625484020</guid><pubDate>Fri, 22 Jun 2007 19:04:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-22T12:04:45.805-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>antimilitarisme</category><title>Si c'est pas maitenant, quand?</title><description>Jean-Marc Salvet (éditorialiste du &lt;i&gt;Soleil&lt;/i&gt;) nous dit que le lieu et l'heure choisie pour manifester notre opposition à la guerre pose problème. Je suis désolé mais il n'y aura probablement jamais de meilleur lieu et de meilleure heure ! En marge du départ du contingent de Val-Cartier, l'Armée canadienne se paie une gigantesque campagne de promotion à nos frais, dans notre ville. Je suis extrêmement reconnaissant à la Coalition Guerre à la guerre d'avoir organisé une contre-manifestation. Ils ont permis une polarisation de notre société consensuelle et ont évité l'enracinement d'un mouvement unilatéral de "soutien à nos troupes". Sans cette contre-manifestation, nous aurions été soumis à un désespérant barrage de propagande militariste. Grâce à eux, il n'y a pas d'unanimité et l'opposition peut s'exprimer jusque dans les grands médias. Ça me semble éminemment sain. D'autre part, M. Salvet, comme nombre de "soutien aux troupes", nous dit que les soldats sont la mauvaise cible et que les opposants auraient dû s'en prendre aux dirigeants politiques. Encore là, je suis en désaccord. D'une part, il faut avoir la tête dans le sable pour prétendre que les opposants ne ciblent pas également les politiques. D'autre part, les soldats me semblent une cible tout à fait légitime. S'il est vrai qu'ils ne choisissent pas les missions de l'Armée canadienne, ils ont quand même choisi de s'enrôler ! À ce que je sache, il n'y a pas de conscription et les gens qui portent l'uniforme ont choisi en toute connaissance de cause le métier de militaire. Par ailleurs, y a-t-il meilleur symbole du militarisme et de la guerre que les soldats?  Finalement, en ce qui concerne la date du retrait des troupes. Je n'ai qu'une question : si ce n'est pas maintenant, quand?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-2037098199625484020?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/06/si-cest-pas-maitenant-quand.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-6779915548100965623</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2007 19:01:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-21T12:01:29.698-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>antimilitarisme</category><title>Défions leur défilé : manifestation à Québec le 22 juin</title><description>Les coalitions "Guerre à la guerre" et "Québec pour la paix" invitent la population à marcher contre l'occupation militaire canadienne en Afghanistan le 22 juin dans les rues de Québec. Les membres de l'union régionale de la NEFAC au Québec appuient cette action et seront du nombre des manifestantEs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi manifester?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de 2500 soldats et soldates de Valcartier partiront bientôt pour continuer la mission canadienne en Afghanistan. Cette mission n'en est pas une de paix. Elle perpétue le projet impérialiste des États-Unis, qui consiste à libéraliser par la force le Moyen-Orient afin de faciliter le commerce et le transport du pétrole vers les pays riches. Le 22 juin, lorsque les soldats et soldates du 22e régiment défileront dans les rues de la ville de Québec, joignez votre voix à celles de centaines d'autres personnes venues dénoncer cette masquarade et s'opposer à l'occupation militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les membres et sympathisant-e-s de la NEFAC formeront un contingent rouge et noir pour l'occasion. Nous distribuerons notamment le dernier numéro de Cause commune, lequel contient un dossier spécial sur l'impérialisme et l'intervention canadienne en Afghanistan. Venez marcher avec nous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ? Vendredi le 22 juin à 18h30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où ? Devant le Musée national des beaux-arts du Québec, situé à proximité du Parc des champs de bataille (Plaines d'Abraham).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-6779915548100965623?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/06/dfions-leur-dfil-manifestation-qubec-le.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-2866508323681222252</guid><pubDate>Wed, 06 Jun 2007 18:46:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-06T11:47:58.052-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>Une politique libertaire c'est...</title><description>0. Une politique libertaire est une politique de libération. Elle vise à abolir tout pouvoir séparé pour permettre l'émergence d'une société auto-instituée qui rompe définitivement avec toute forme d'exploitation, avec l'aliénation, le capital, la marchandise et le salariat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Une politique libertaire est une politique qui vise un changement radical des conditions sociales régnantes, changement qui ne peut advenir que 'par en bas', porté par une majorité d'hommes et de femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. En conséquence, toute politique libertaire vise à devenir une politique de masse. Elle s'adresse au plus grand nombre et n'est jamais une politique de ghetto. Elle cherche à parler aux gens et à se faire entendre d'eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Une politique libertaire cherche partout et en permanence à favoriser l'auto-organisation et l'autonomie des gens. Les libertaires se battent pour l'auto-gestion des luttes, condition de l'autogestion de la société future de la société. Cette autonomie, cette prise en charge par les gens de leurs luttes implique une critique en actes des réflexes acquis de délégation (délégation aux spécialistes, aux politicienNEs, aux partis, à la politique institutionnelle en général, mais aussi aux militantEs libertaires que nous sommes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. En ce sens, une politique libertaire est une politique qui cherche systématiquement à rendre les gens acteurs/trices de leurs luttes comme de leur existence, à leur permettre d'acquérir des moyens en ce sens ('empowerment') qu'il s'agisse d'expériences, de savoir-faire, de connaissances, d'outils d'analyse, de structures ou de culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Une politique libertaire ainsi comprise ne se contente pas de faire la propagande d'une utopie (pour le moment malheureusement difficile à saisir), mais implique une stratégie, un pont jeté (même si ce n'est que comme hypothèse) entre les pratiques et les mouvements actuels et cette subversion radicale de l'ordre ancien qui reste plus que jamais à l'ordre du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. Une telle politique exige que les anarchistes sortent de leurs ghettos et de leurs tours d'ivoire pour s'exprimer et agir sur les enjeux de société actuels, à partir des problèmes quotidiens des gens. A ce titre, une politique libertaire est une politique d'enracinement, une politique dans la durée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. … et aussi une politique d'alliance et de convergences larges! Sans jamais ni nous renier, ni nous taire sur ce que nous sommes et ce que voulons, il nous faut être prêtEs à jouer sur le terrain, à la base, toute l'unité d'action, toutes les convergences possibles. Quand les gens se mettent en mouvement, tout devient possible, notamment des situations où les directions (responsables syndicaux, comités) se font dépasser par la base, les politicienNEs conspuer et où ceux et celles qui profitent du contrôle social se retrouvent à poil!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. La cohérence d'une politique libertaire se mesure à sa capacité à être en phase avec la société, à transformer celle-ci, à peser. En un mot à sa capacité, même modeste, à se traduire en pratiques sociales, en résistances, en mouvements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'adore ce texte, même s'il vient de loin. Il s'agit des Bases politiques de la Coordination libertaire FAUCH-OSL/BE (Suisse).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-2866508323681222252?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/06/une-politique-libertaire-cest.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-234221727658567712</guid><pubDate>Tue, 05 Jun 2007 15:56:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-05T09:03:13.241-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>municipalité</category><title>Quand on a de l'argent, on peut faire ce qu'on veut...</title><description>Un promoteur immobilier de Saint-Augustin va devoir verser, à titre compensatoire, 40 000$ à la Ville parce qu'il a "abattu ou endommagé 209 arbres sur la propriété qu’il est en train de construire au bord du fleuve". Le président de la Fédération québécoise pour la protection du patrimoine naturel est furieux. Dans &lt;i&gt;Le Soleil&lt;/i&gt; il dit "pour 400 $ l’arbre, on peut donc s’offrir une vue sur la plaine, le fleuve et la Rive-Sud, à Saint-Augustin" (&lt;a href=http://www.cyberpresse.ca/article/20070604/CPSOLEIL/70604237/5019/CPSOLEIL&gt;Lire l'article&lt;/a&gt;). Le maire, de son côté, est sûr que c'est le mieux qu'il pouvait aller chercher... C'est ça le problème avec le capitalisme :  quand tu as de l'argent, le promoteur est millionnaire, tu peux faire ce que tu veux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-234221727658567712?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/06/quand-on-de-largent-on-peut-faire-ce.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-2629870382319956479</guid><pubDate>Sat, 02 Jun 2007 15:47:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-02T08:50:01.540-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>À signaler : Politique - Chomsky ou l'anarchisme contre la haine</title><description>Lu dans &lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;b&gt;Politique - Chomsky ou l'anarchisme contre la haine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Michel Lapierre&lt;br /&gt;Édition du samedi 02 et du dimanche 03 juin 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Dans les années 1940, lorsque j'étais un des dirigeants des jeunesses sionistes, je m'opposais à la création d'un État juif.» Cette confession aussi paradoxale que surprenante est de Noam Chomsky. Il précise qu'à l'époque, le milieu sioniste admettait que des juifs, comme lui, pouvaient rêver de la formation en Palestine d'«une communauté binationale socialiste», fondée sur le dialogue judéo-arabe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Chomsky le signale, même «les colombes israéliennes», dans leur quasi-totalité, ne toléreront plus, parmi les sionistes, cette tendance minoritaire. Des réflexions semblables, reliées à la vie personnelle, font que La Poudrière du Moyen-Orient, recueil d'entretiens entre Gilbert Achcar, journaliste d'origine libanaise, et Noam Chomsky, essayiste américain, échappe aux lieux communs et à l'aridité qui déparent si souvent les ouvrages de ce genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore mieux qu'Achcar, Chomsky aborde la question palestinienne en allant au fond des choses avec une vigueur renouvelée. «Les États-Unis et Israël sont, dit-il, en passe de consommer leur projet de meurtre d'une nation, événement sinistre et rare dans l'histoire.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il montre que les attitudes américaine et israélienne s'assimilent toutes les deux au terrorisme d'État. Par exemple, il souligne qu'en décembre 1987, seuls les Américains et les Israéliens se sont opposés à une résolution des Nations unies qui condamnait le terrorisme. Pourtant, Washington et Tel-Aviv ont toujours ce mot à la bouche pour désigner les réactions les plus violentes qui proviennent du monde musulman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le linguiste éminent, devenu, depuis des lustres, un analyste politique au labeur incessant, se soucie d'expliquer que ce sont les États-Unis et Israël qui emploient indirectement le vocabulaire de la tradition juridique internationale pour définir, malgré eux, leur action concertée. Dans la résolution de l'ONU contre le terrorisme, Chomsky a découvert que les termes selon lesquels rien ne saurait porter préjudice au droit à l'autodétermination des peuples «sous occupation étrangère» rendaient le texte inacceptable pour les deux pays alliés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dire que les Américains et les Israéliens admettaient de manière tacite qu'ils s'opposent au droit qu'auraient les Palestiniens de s'affranchir du joug colonial que l'État juif fait peser sur eux depuis sa création en 1948. Chomsky serait-il en faveur de la substitution d'un État palestinien à Israël pour régler le problème? Une solution aussi extrême et périlleuse ne correspond pas à sa pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Aucun État n'a le droit à l'existence», tranche Chomsky. Cette assertion étonnante se comprend seulement à la lumière d'un anarchisme philosophique fondé sur le rejet non violent de toute contrainte politique. Mais, en dialoguant avec Achcar, Chomsky, si utopiste soit-il, ne se perd pas dans les rêveries. Il trouve des formules percutantes et colorées qui parlent à l'imagination et au coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voici une: «Si le Moyen-Orient ne disposait pas des principales ressources énergétiques du monde, les décideurs ne s'en soucieraient guère plus aujourd'hui qu'ils ne se soucient de l'Antarctique.» Chomsky insiste: «Le pétrole est depuis toujours le moteur» de la stratégie américaine dans la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très terre à terre, cette stratégie s'associe à une politique qui, quant à elle, relève de l'idéologie en s'appuyant sur l'alliance indéfectible avec Israël. Pour expliquer le lien entre les deux pays, Chomsky propose une interprétation originale. Selon lui, beaucoup d'intellectuels américains de droite, juifs et non-juifs, soutiennent la cause israélienne pour venger secrètement la défaite que les États-Unis ont subie au Vietnam. À leurs yeux, Israël, en écrasant les Palestiniens, «montre, explique Chomsky, comment il faut traiter les parvenus du tiers-monde».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'essayiste, cette lente humiliation des faibles est une insulte aux victimes de l'Holocauste, dont on exploite la mémoire pour justifier l'action de l'État juif. Comment s'élever contre la spirale de la haine qui, dans la stratégie américano-israélienne au Moyen-Orient, mêle le sang au pétrole? En répondant à la violence par la violence? Absolument pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Contre la spirale de la haine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le «Cahier de l'Herne» qui lui est consacré et auquel ont collaboré une trentaine de personnes, notamment Pierre Vidal-Naquet, Susan George et le Québécois Normand Baillargeon, Chomsky, en s'entretenant avec Jean Bricmont, fait de l'anarchisme la seule pensée susceptible de briser la spirale de la haine. L'anarchisme «cherche, explique-t-il, à identifier les structures d'autorité et de domination, à leur demander de se justifier, et, dès qu'elles en sont incapables (ce qui arrive fréquemment), à tenter de les dépasser».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi de plus utopique que le dépassement des bombes par la simple pensée analytique? On ne peut répondre à cette question que par une autre, tout aussi inévitable: quoi de plus vain et de plus atroce que la spirale de la haine?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Collaborateur du Devoir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA POUDRIÈRE DU MOYEN-ORIENT&lt;br /&gt;Gilbert Achcar&lt;br /&gt;et Noam Chomsky&lt;br /&gt;Écosociété&lt;br /&gt;Montréal, 2007, 376 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHOMSKY&lt;br /&gt;Sous la direction de Jean&lt;br /&gt;Bricmont et Julie Franck&lt;br /&gt;Éditions de l'Herne&lt;br /&gt;Paris, 2007, 360 pages&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-2629870382319956479?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/06/signaler-politique-chomsky-ou.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-498400313639705794</guid><pubDate>Sat, 02 Jun 2007 15:03:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-02T08:23:02.599-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>actualité</category><title>Jeunes salariés : c'est le temps de revendiquer !</title><description>Si on en croit les journaux (&lt;a href=http://www.ledevoir.com/2007/06/02/145898.html&gt;ici&lt;/a&gt; par exemple) les patrons ont de plus en plus de difficultés à trouver des jeunes pour les jobs d'été. Québec ferait fasse à une véritable pénurie de main d'oeuvre étudiante. Par exemple, il y aurait 1200 postes à combler dans la restauration. Bref, il y a de moins en moins de candidatEs aux jobines... Parfait ! Ça veut dire que c'est le temps de revendiquer ! Avec les années, les jeunes salariés se sont beaucoup appauvris. 45% de tous les jeunes qui ne sont plus aux études et qui travaillent à plein temps vivent en bas du seuil de pauvreté. Selon l'économiste Andrew Jackson, du CTC, le salaire réel des jeunes salariés a chuté pour atteindre à peine 75% à 80% du salaire réel que gagnaient les jeunes de la génération précédente et ce, malgré une scolarité bien supérieure. Être jeune n'est pas une maladie condamnant à la pauvreté. Jeunes salariéEs, vous n'avez pas souvent le gros bout du bâton... profitez-en pour exiger plus et mieux !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-498400313639705794?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/06/jeunes-salaris-cest-le-temps-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-8276534851106748371</guid><pubDate>Fri, 01 Jun 2007 14:08:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-06-01T07:12:35.167-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>politique</category><title>C'est Alain Dubuc qui le dit !</title><description>&lt;p align=center&gt;&lt;font size=5&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;"Ce qui définit l'ADQ, ce n'est pas le conservatisme fiscal, ni la logique économique, mais bien davantage le populisme, avec ses accents moralistes et son désir de plaire"&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=right&gt;- Alain Dubuc, &lt;a href=http://www.cyberpresse.ca/article/20070601/CPOPINIONS05/706010723/6730/CPACTUALITES&gt;Mais où était donc Mario?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-8276534851106748371?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/06/cest-alain-dubuc-qui-le-dit.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-4544689767535832168</guid><pubDate>Thu, 31 May 2007 13:13:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-31T06:20:22.983-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>antiracisme</category><title>Elle est bien bonne !</title><description>&lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; nous apprend ce matin que &lt;a href=http://www.ledevoir.com/2007/05/31/145515.html&gt;Le soccer s'attaque au racisme&lt;/a&gt;.  La journaliste nous dit que :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;La Fédération de soccer du Québec (FSQ) lance la campagne «Non au racisme sur mon terrain». Profitant de la venue à Montréal cet été des compétitions de la Coupe du monde U20 de la Fédération internationale de football (FIFA) 2007, la fédération veut être un joueur actif de la prévention du racisme et souhaite qu'au-delà du sport, l'événement laisse des traces durables dans la société.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons qu'en février dernier la Fédératon de soccer du Québec avait fait la manchette parce qu'elle avait expulsée une jeune joueuse de soccer à Laval parce qu'elle portait un voile. Aujourd'hui, la FSQ dit vouloir se pencher sur les problèmes que peuvent rencontrer les joueurs des communautés culturelles... L'histoire ne dit pas si à l'avenir la Fédération laissera jouer les jeunes filles voilées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=http://www.ledevoir.com/2007/05/31/145515.html&gt;L'article au complet.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-4544689767535832168?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/05/elle-est-bien-bonne.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-1059730136220606020</guid><pubDate>Thu, 31 May 2007 12:55:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-31T05:58:05.353-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>Ruptures no 7 maintenant disponible !</title><description>&lt;img src=http://www.nefac.net/files/Ruptures7.gif align=right&gt;Le numéro 7 de Ruptures, la revue francophone de la NEFAC est maintenant disponible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.B.: L'intégral du numéro 6 est maintenant disponible sur le site au format pdf (&lt;a href=http://nefac.net/files/Ruptures6.pdf&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Au sommaire du no 7 :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt; Des anars s'organisent à l’école&lt;br /&gt;&lt;li&gt; Quand l’extreme droite se mele de santé et d'environnement&lt;br /&gt;&lt;li&gt; L'autodéfense comme stratégie d’émancipation&lt;br /&gt;&lt;li&gt; Oaxaca : pouvoir populaire contre pouvoir d’Etat&lt;br /&gt;&lt;li&gt; Introduction au CIPO-RFM&lt;br /&gt;&lt;li&gt; Entrevue avec un magoniste&lt;br /&gt;&lt;li&gt; Claude Gauvreau, écrivain de l’anarchie&lt;br /&gt;&lt;li&gt; Ecologie et révolution&lt;br /&gt;&lt;li&gt; Notes de lecture&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Québec, Ruptures est notamment en vente à la Tabagie Saint-Jean ("La Pipe", au 820 rue St-Jean)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-1059730136220606020?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/05/ruptures-no-7-maintenant-disponible.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-5040185424702441907</guid><pubDate>Thu, 31 May 2007 12:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-31T05:55:22.759-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Histoire</category><title>Histoire : La Commune de Québec ?...</title><description>Lu dans &lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; du 30 mai :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;b&gt;Québec au printemps 1878: crise constitutionnelle et émeute communiste - Une page reléguée aux oubliettes de l'histoire&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yvan-M. Roy, Avocat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Édition du mercredi 30 mai 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 26 mars dernier, les électeurs du Québec se sont donné un gouvernement minoritaire. Une telle situation ne s'était pas vue depuis 1878, quand une grève générale avait brouillé le contexte politique. La capitale avait alors été paralysée pendant dix jours. Les grévistes harangués par des agitateurs venus d'Europe s'étaient mis en marche derrière le drapeau rouge. La troupe avait mis fin aux troubles à coups de sabre et de fusil. Retour sur cette page d'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La crise constitutionnelle&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 2 mars 1878, ayant refusé l'adoption par le Parlement d'une loi sur le chemin de fer, le lieutenant-gouverneur Letellier de Saint-Just avait destitué le premier ministre de Boucherville, un conservateur. Le 8 mars suivant, Letellier avait appelé Henri-Gustave Joly, de l'opposition libérale, à former le cabinet. La situation devint intenable et des élections générales eurent lieu le 1er mai. Les conservateurs, maintenant dirigés par Joseph-Adolphe Chapleau, firent élire 32 députés, les libéraux 31. Restaient cependant deux conservateurs indépendants, qui se rallièrent aux libéraux. Letellier appela Joly à former le gouvernement. Furieux, les conservateurs parlèrent de crise constitutionnelle. Le 4 juin, les chroniqueurs parlementaires décrivirent l'ouverture houleuse de la quatrième législature, ceux de Québec dans les pages du Canadien, ceux de Montréal dans celles de La Minerve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grève, parades et fermeture de chantiers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la crise politique vint s'ajouter une crise sociale d'envergure. Le jour même où s'ouvrait la joute parlementaire, des journaliers employés à la construction des nouveaux édifices du gouvernement s'unirent pour protester contre leurs «salaires de famine». L'entrepreneur Cimon, qui dirigeait les travaux, fut chassé du terrain sous une grêle de pierres. Le lendemain, les grévistes paradèrent dans les rues de Québec, empêchant les employés des travaux publics de vaquer à leurs occupations. Ils firent également cesser le travail au chantier du chemin de fer de la rue Saint-Jean.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 7 juin, une nouvelle parade se mit en branle en début d'après-midi, drapeau rouge et bleu en tête avec chansons de circonstance. Les ouvriers s'arrêtèrent aux bâtisses du parlement pour demander au premier ministre Joly d'être payés 1 $ par jour au lieu de 50 ¢. Au nom de l'entrepreneur, le premier ministre leur proposa une augmentation de 20 ¢, ce que les grévistes refusèrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir du 9 juin, le premier ministre fut attaqué sur la rue après l'ajournement de la Chambre. Heureusement, il fut secouru par des amis. La rumeur courut que ses assaillants étaient issus du groupe des grévistes venus le voir au parlement deux jours plus tôt. [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux jours plus tard, les grévistes se réunirent en grand nombre. Après avoir écouté le discours d'un de leurs chefs, ils se mirent en marche. Au nombre de 700, ils visitèrent les usines du Chemin de fer de la Rive-Nord. Après une vive discussion avec le contremaître, ils se mirent à démolir les portes et les fenêtres de l'établissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se rendirent ensuite à la fabrique d'allumettes Paré sur la rive de la rivière Saint-Charles. Ils fermèrent l'établissement en causant beaucoup de frayeur «aux filles» et aux autres employés. Ils firent de même au moulin Roche, dans le secteur de l'anse aux Foulons. Ils lancèrent des pierres à la police riveraine, blessant sérieusement cinq policiers. [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant la nuit du 12 juin, plusieurs navires furent remorqués du côté sud du Saint-Laurent pour être déchargés par les journaliers de Lévis. Au petit matin, des miliciens volontaires venus de Montréal commencèrent à débarquer pour prêter main-forte aux autorités. Sauf quelques exceptions, les manufactures de Québec demeuraient fermées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Communistes parisiens et drapeau rouge&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matinée, 2000 grévistes étaient assemblés dans le quartier Saint-Roch. La Minerve rapporte une nouvelle surprenante: «Parmi les meneurs étaient plusieurs communistes parisiens. La populace a paradé dans les rues ce matin avec drapeau rouge en tête.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des citoyens alarmés firent chercher en vain le maire Robert Chambers pour qu'il proclame la loi sur l'émeute et autorise la troupe à disperser les séditieux. Finalement, la batterie B, seul corps militaire régulier de la capitale, fut dépêchée sur la scène des désordres. Sans proclamation de la loi de l'émeute, les militaires ne pouvaient pas utiliser les armes. Les soldats furent obligés de retraiter à la halle Jacques-Cartier sous une grêle de cailloux et de projectiles de toute sorte. Le capitaine Prévost et quelques soldats furent gravement blessés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le journaliste de La Minerve écrivit: «La populace s'est rendue maître de la ville et personne ne s'intéresse aujourd'hui à la politique.» La grève avait pris des proportions alarmantes. L'entrepreneur Cimon fit savoir qu'il se proposait d'intenter une poursuite contre la Ville de Québec parce que l'apathie des autorités ne l'avait pas protégé contre les émeutiers. Le Canadien, journal conservateur, trop occupé à dénoncer la crise politique, ignorait l'évolution de l'émeute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quittant Saint-Roch, les grévistes prirent la direction du port. Ils prirent d'assaut les magasins de M. Renaud, rue Saint-Paul. Ils s'emparèrent de 200 barils de farine. Toutes les voitures sur place furent réquisitionnées et les charretiers contraints de porter les barils dans les quartiers ouvriers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fusillade, charge au sabre et frayeur populaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début de l'après-midi, les militaires prirent position sur la rue Saint-Paul, près des magasins Renaud. Le maire proclama enfin la loi de l'émeute. De nouveau la cible de pierres, les militaires ouvrirent le feu à 14h30. Ils commencèrent à tirer avec des cartouches à blanc, puis le colonel Strange commanda le feu avec de vraies balles. Au pied de la côte du Chien (côte Dambourgès), Édouard Beaudoire, de nationalité française, s'était penché pour ramasser une pierre. Le jeune homme reçut une balle qui lui fracassa le crâne. D'autres furent blessés. Plusieurs s'enfuirent, mais la foule des spectateurs demeura imposante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la Haute-Ville, le huitième bataillon des Voltigeurs reçut l'ordre de mettre les armes de l'arsenal en sûreté à la Citadelle. Les soldats de la batterie B prirent position autour du parlement afin de prévenir une attaque des émeutiers. La Minerve rapporta: «La ville est plongée dans le plus grand émoi. Plusieurs personnes de la rue Saint-Paul sont tombées malades de frayeur.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les émeutiers se regroupèrent, tentèrent sans succès de détruire le moulin Peters, puis montèrent en groupes à la Haute-Ville afin de s'en prendre à M. Cimon, qu'ils ne réussirent pas à trouver. La cavalerie accéda à la Haute-Ville par la côte de la Montagne afin de bloquer le chemin à la foule en colère. La charge fut donnée à grands coups de sabre. Plusieurs émeutiers furent blessés. [...] Après examen, un seul émeutier, nommé David Giroux, fut retenu captif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maire de Québec pris en chasse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu avant 20h, une partie des émeutiers se présenta à la résidence du maire Chambers pour le rencontrer. Comme on leur en refusait l'entrée, les émeutiers défoncèrent la porte pendant que le maire se sauvait par la porte arrière. Une fois à l'intérieur, les intrus visitèrent la maison de la cave aux mansardes en proférant des menaces aux quelques occupants demeurés sur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que le maire Chambers fuyait, près de 4000 hommes se trouvaient réunis à la Basse-Ville. Des discours incendiaires furent prononcés. [...] Peu avant minuit, près de mille hommes se rendirent à la prison afin de demander la libération de David Giroux. Le geôlier refusa. Ils brisèrent les fenêtres avant de se retirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 13 juin au matin, des renforts montréalais débarquèrent sans opposition au port. Le commandement militaire prit les mesures nécessaires pour empêcher tout attroupement. [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une réunion populaire eut lieu à la salle Jacques-Cartier. La Minerve rapporta: «Un Français, un communiste apparemment, lui a adressé la parole, disant à la foule qu'il fallait du pain ou du sang. Il conseilla la patience, cependant, en attendant le départ des troupes.» [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Émeute matée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 14 juin, La Minerve fit le bilan des événements de la veille en annonçant que l'émeute avait été matée: «Les grévistes sont maintenant tranquillisés et sont retournés à l'ouvrage.» [...] L'intervention musclée de six régiments armés avait réussi à vaincre la volonté séditieuse de la populace. [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Paris, le journaliste Alexandre Delouche de la presse catholique réagit aux événements de Québec dans un article qui fut reproduit le 19 juillet dans La Minerve. Delouche dressa d'abord un bilan de l'action socialiste en Europe dans les premiers mois de 1878. Il fit un tableau de la situation en France: «Ici, nous chantons l'apothéose du travail, et la lave révolutionnaire menace de tout engloutir.» [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il présenta la situation du Canada: «Enfin, pour abréger cette énumération aussi véridique que peu réjouissante, nous regardions le Canada comme une oasis morale au milieu du chaos universel; il nous semblait que le souffle empesté de la révolte sociale ne franchirait pas la rive droite du Saint-Laurent; mais l'illusion n'est plus permise; Québec a eu ses journées! "Pillant et démolissant", dit La Minerve de Montréal, "l'émeute a été maîtrisée de la ville et, pour la réprimer, il a fallu que le sang coule!"» [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'émeute de Québec de 1878 mobilisa des centaines de policiers et des milliers de miliciens. Le premier ministre du Québec et le maire de la capitale furent physiquement menacés. Le travail et le capital s'opposèrent radicalement sur fond de crise politique. Des dommages considérables furent causés aux propriétés. L'émeute fut reléguée aux oubliettes de l'histoire. On ne parlera jamais des communards de Québec. Il n'y eut, semble-t-il, aucun procès, aucune répression, aucune déportation. Le Nouveau Monde se révéla plus tolérant que l'Ancien Monde.&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-5040185424702441907?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/05/histoire-la-commune-de-qubec.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-7252637595027501668</guid><pubDate>Tue, 29 May 2007 15:53:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-29T09:29:10.989-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>politique</category><title>Familles de classe moyenne : la droite se fout de votre gueule !</title><description>À en croire le bruit de fond qui nous tient lieu de débat politique, les familles de classe moyenne seraient au coeur des préoccupations de tous les partis, en particulier de ceux de droite. Le dernier budget, et ses baisses d'impôt, aurait même été écrit pour nous. À croire que tout ce qu'on a besoin c'est de plus d'argent dans nos poches...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argent... Maudit argent! C'est vrai que c'est un problème. On manque toujours de cash et on tire le yable par la queue. C'est clair net et précis qu'il y a du monde qui rush plus que nous --les vrais de vrais pauvres-- mais c'est pas la joie pour autant dans les chaumières de classe moyenne. Ceci dit, me semble qu'il y aurait mieux à faire que des baisses d'impôt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au mieux, les baisses d'impôt c'est quelques centaines de dollars de plus par année. Pas de quoi fouetté un chat. Si le gouvernement avait une politique de développement économique digne de ce nom, on aurait peut-être pas besoin de ces baisses d'impôt là. Depuis 2002, il s'est perdu 250 000 emplois industriels syndiqués au Canada. Des jobs de classe moyenne. Heureusement, pas mal tout le monde s'est retrouvé un emploi. Mais à quel prix? D'après Statistique Canada, les gens ont perdu 25% de revenu dans la transition. Drette, frette, sec c'est 10 000$ par année par tête de pipe de moins dans nos poches. Et il y a tout ceux qui gardent leur job. Que ce soit dans le public ou dans le privé, la pression est forte pour se fermer la trappe, rentrer dans le rang et accepter des baisses de salaire. C'est pas les baisses d'impôt qui vont compenser pour ça. La droite se fout de notre gueule quand elle attaque tous les syndicats un peu remuant qui, comme chacun sait &lt;i&gt;nuisent à l'économie&lt;/i&gt;, tout en disant le faire au nom de la classe moyenne... qui, évidemment, n'est pas syndiquée (évidemment, il n'y a que les "privilégiés" de syndiqué, tout le monde sait ça!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non content d'attaquer nos salaires à proprement parler, la droite veut aussi attaquer notre salaire social. L'impôt, c'est pas juste de l'argent qui sort de nos poches et qu'on revoit jamais. Les programmes sociaux, c'est un salaire social. Et c'est financé par l'impôt. Ça coûte toujours moins cher de payer de l'impôt que de financer les services directement. Sous couvert de nous redonner de l'argent, ils vont nous appauvrir parce que tôt ou tard ils vont sabrer dans le salaire social. Et nous, ben on va casquer avec les hausses de tarifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple niaiseux. Dans le dernier budget le gouvernement aurait pu choisir d'investir 200 millions pour créer 20 000 places de garderie de plus (une promesse libérale). À la place, il baisse les impôts. Pourtant, il manque de place en garderie et ça ne peut qu'aller en empirant avec le mini baby-boom qu'on vit actuellement. Et c'est qui qui rush avec les listes d'attente et les tarifs de fou du privé? Les baisses d'impôt ne compenseront pas pour ça...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a le choix. On écoute les sirènes de la droite et on s'enfonce dans le chacun pour soi et au plus fort la poche. Ou bien on se revire de bord, on réalise que la classe moyenne d'aujourd'hui c'est pas mal la même affaire que la classe ouvrière à grand-papa, on se sert les coudes et on se tient debout. Ensemble. M'enfin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-7252637595027501668?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/05/familles-de-classe-moyenne-la-droite-se.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-8160117226064637412</guid><pubDate>Sat, 19 May 2007 11:28:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-19T04:30:40.338-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>actualité</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>À signaler - l'ordre sans le pouvoir</title><description>Le Salon du livre anarchiste de Montréal selon &lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;b&gt;Salon du livre anarchiste à Montréal - l'ordre sans le pouvoir&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caroline Montpetit&lt;br /&gt;Édition du samedi 19 et du dimanche 20 mai 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui s'ouvre à Montréal le 8e Salon du livre anarchiste, qui lieu au CEDA, centre communautaire de la Petite-Bourgogne, au 2515, rue Delisle. On y attend plus de 100 exposants qui présenteront surtout des livres, mais aussi des oeuvres d'art, des films et des conférences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'événement se passe dans les deux langues, et ses exposants viennent autant du Québec que de la France, de la Belgique, des États-Unis, de l'Ontario et de la côte ouest.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il y a environ la moitié des exposants qui viennent de Montréal, et l'autre moitié qui viennent d'ailleurs», dit Louis-Frédéric Gaudet, des Éditions Lux, qui participe à l'organisation de l'événement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait, promet-on, l'occasion de feuilleter des livres qui ne sont pas en librairie, bien que la librairie L'Insoumise, sur la rue Saint-Laurent près d'Ontario, se spécialise dans les publications relatives au mouvement anarchiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les anarchistes ne sont pas regroupés en association, mais certains anarchistes québécois se retrouvent dans la North Eastern Federation of Anarcho-Communism, qui publie, en français, la revue Ruptures, et en anglais, la revue The North Eastern Anarchist.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement anarchiste québécois a récemment retenu l'attention des médias, alors que le président de la FTQ, Henri Massé, l'associait au vandalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«C'est simplifier la question que de la poser seulement de cette façon-là [sur la base de la violence], dit Louis-Frédéric Gaudet. Dans la tradition anarchiste, il y a eu, au XIXe siècle, un mouvement qui se réclamait de la propagande par le fait. Il voyait dans l'assassinat sélectif, politique et économique, une tactique propice au renversement du capitalisme...»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon M. Gaudet, cette tendance s'est manifestée à une période précise, durant quelque 20 ou 30 ans, et on s'en est ensuite largement servi pour discréditer le mouvement anarchiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Gaudet, quant à lui, préfère se réclamer de Proudhon, théoricien français à qui on attribue la fondation de l'anarchisme, qui définissait son idéal comme étant «l'ordre sans le pouvoir». Gaudet ajoute d'ailleurs que des études d'anthropologie ont désigné certaines sociétés autochtones, par exemple, comme étant anarchistes, c'est-à-dire jouissant d'une démocratie «sans intermédiaire». Cet «ordre naturel» a pour valeurs essentielles l'égalité et la fraternité. Louis-Frédéric Gaudet retrouve aussi des formes d'anarchisme durant la guerre civile espagnole, dans les années 1930, ou en Russie, au début du siècle dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette optique, l'anarchisme cesse d'être un mouvement qui ne s'intéresse qu'aux marginaux de la société. Et l'association de ce mouvement à la culture punk ou aux jeunes de la rue est un mythe, dit Louis-Frédéric Gaudet. «Il y a aussi des militants en défense des droits humains qui se réclament de cette tendance», dit-il.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-8160117226064637412?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/05/signaler-lordre-sans-le-pouvoir.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-3907930779929134171</guid><pubDate>Tue, 15 May 2007 20:46:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-15T13:47:29.216-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>À ne pas manquer - Un panel avec des camarades de No Pasaran à Québec</title><description>&lt;a href=http://nefac.net/files/nopa.pdf&gt;&lt;img src=http://nefac.net/files/nopa.gif align=right width=200&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;La montée de la droite au Québec et en France&lt;br /&gt;Quelles résistances libertaires?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un panel avec deux camarades de No Pasaran (France) et un de la NEFAC (Qc)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;29 mai, 19h&lt;br /&gt;Contribution volontaire&lt;br /&gt;Café Bar l’AgitéE &lt;br /&gt;(251 rue Dorchester)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une initiative du Collectif anarchiste La Nuit (NEFAC-Québec)&lt;br /&gt;Info : nefacquebec@yahoo.ca ou www.nefac.net&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’occasion idéale de mettre la main sur le no 7 de la revue Ruptures (4$) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;cliquez sur l'image pour downloader une affiche en pdf&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-3907930779929134171?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/05/ne-pas-manquer-un-panel-avec-des.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-8799046343498213017</guid><pubDate>Wed, 09 May 2007 15:08:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-09T09:17:41.994-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>À ne pas manquer ! Salon du livre anarchiste de Montréal</title><description>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_sT6lU1Uf2kA/RkHksI0_mJI/AAAAAAAAAEw/qPIb9M2a7OA/s1600-h/SLA.gif"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_sT6lU1Uf2kA/RkHksI0_mJI/AAAAAAAAAEw/qPIb9M2a7OA/s320/SLA.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5062578903076280466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;Le huitième Salon du livre anarchiste de Montréal &lt;br /&gt;CEDA -- 2515 rue Delisle -- (Métro Lionel-Groulx )&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Samedi, le 19 mai, 2007, 10h-18h&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;plus de 100 kiosques&lt;br /&gt;des ateliers d'introduction&lt;br /&gt;festival de film&lt;br /&gt;d'expositions d'ouvres d'art&lt;br /&gt;les activités d'enfants&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Dimanche, le 20 Mai, 2007, 11h-17h&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;Une journée d'ateliers et de conférences anarchistes&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=http://www.salonanarchiste.ca/&gt;Cliquez pour plus d'infos&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-8799046343498213017?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/05/ne-pas-manquer-salon-du-livre.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_sT6lU1Uf2kA/RkHksI0_mJI/AAAAAAAAAEw/qPIb9M2a7OA/s72-c/SLA.gif' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-1558760278538500379</guid><pubDate>Mon, 07 May 2007 12:16:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-07T05:17:12.974-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>Cause commune no 14</title><description>&lt;table cellpadding="5" width="180" cellspacing="0" border="0" align="left"&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;img border="1" src="http://nefac.net/files/CC14.gif" width=150 alt="" /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;Le numéro 14 de &lt;I&gt;Cause commune&lt;/I&gt;, le journal de la NEFAC au Québec, est maintenant disponible sur le web. 3000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. &lt;I&gt;Cause commune&lt;/I&gt; se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez &lt;a href=http://nefac.net/node/view/145&gt;le collectif de la NEFAC&lt;/a&gt; le plus près de vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pdf à basse résolution --&lt;a href=http://nefac.net/files/CC14.pdf&gt;format tabloïd&lt;/a&gt;-- est disponible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Au sommaire du no 14 (format HTML)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2212&gt;Perspectives libertaires - Une conjoncture difficile&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2211&gt;Travailler pour des peanuts!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2209&gt;Le scandale de l’aide sociale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2210&gt;Le Front commun à Sam Hamad : «Dit pardon mononcle...»&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2208&gt;Déception ! À propos de &lt;i&gt;MédiaMatin Québec&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2207&gt;Le vote pour le populisme, un acte de contestation douteux - Ok, là on fait quoi ?&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2206&gt;Cinéma: Romanzo Criminale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=http://nefac.net/node/2205&gt;Sur les lignes... Chronique syndicale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-1558760278538500379?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/05/cause-commune-no-14.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-5903181037490878792</guid><pubDate>Sat, 05 May 2007 12:56:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-05T05:57:31.070-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>Anarchisme 101 selon Le Devoir</title><description>&lt;blockquote&gt;&lt;b&gt;Anarchisme 101&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Brian Miles (Le Devoir)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Des anarchistes», a laissé tomber le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Henri Massé, lorsque huit jeunes ont brièvement occupé son bureau mardi avant d'être délogés par des fiers-à-bras du syndicat particulièrement habiles avec une scie circulaire. La remarque a indigné certains anarchistes, qui en ont soupé d'être associés à la casse dans les médias de masse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est étudiante à la maîtrise en philosophie, mère de famille, anarchiste fâchée contre Henri Massé au point de l'envoyer paître... mais certainement pas violente, contrairement à ce qu'a laissé croire le président de la FTQ cette semaine en faisant un amalgame facile entre anarchisme et vandalisme. Louise Caroline Bergeron est une anarchiste qui n'en peut plus que ce mouvement humaniste soit associé à la casse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Bergeron a sursauté lorsque le président de la FTQ, Henri Massé, a qualifié d'anarchistes les militants qui ont envahi son bureau mardi lors de la Journée internationale des travailleurs. La jeune femme n'a rien à voir avec cet «incident» qui s'est soldé par l'expulsion manu militari des jeunes par des membres de la FTQ-Construction. Pour la postérité, rappelons que ces intellectuels de la scie circulaire ont découpé la porte du bureau de leur chef avant de mettre la main au collet des militants. Ils les ont cloués au sol, tirés par les cheveux et expulsés du siège social de la FTQ sans que personne, d'un côté comme de l'autre, porte plainte à la police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'accusation de M. Massé, reprise dans les médias de masse, a fait bondir Mme Bergeron. «L'anarchisme et la casse, pour moi, ça ne rime pas ensemble», explique-t-elle en entrevue. La perception du public à l'égard de l'anarchisme est «pandémique» au Québec, au point de confondre vandales, anarchistes-citoyens ordinaires, manifestants pacifistes et parfois même militants syndicaux, déplore-t-elle. «L'idée de l'anarchisme est à repenser. Il y a des mères là-dedans aussi. On a des enfants et on les allaite. On n'a pas le temps d'aller briser des vitres!», lance Mme Bergeron, qui s'est fait connaître du public il y a quelques années à titre de cofondatrice du Club Compassion, un organisme faisant la distribution de marijuana à des fins thérapeutiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, l'idée de saccager un bureau ou de casser des fenêtres ne sied guère à cette anarchiste convaincu pour qui l'engagement social et politique se fonde sur le rejet de toute forme de tutelle. «En brisant des fenêtres, ils contribuent au capitalisme. Y a quelqu'un qui va s'enrichir en réparant la vitre», fait remarquer Mme Bergeron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Célébrée à travers le monde tous les 1er mai, la Journée internationale des travailleurs a pourtant ses racines dans la rencontre -- très ironique -- de l'anarchisme et du syndicalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 1er mai 1886, bien avant l'invention de la scie circulaire et de la semaine de quatre jours, une puissante vague de grèves mobilise les syndicats de travailleurs en Amérique du Nord. L'enjeu principal de ce mouvement, particulièrement vivace à Chicago, est la réduction de la journée de travail à huit heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 4 mai suivant, une manifestation tourne au bain de sang au Haymarket Square, dans la Ville des vents, quand l'explosion d'une bombe fait huit morts parmi les policiers. Même si l'auteur de l'attentat ne sera jamais identifié, les autorités imputent la responsabilité de cette tragédie aux huit militants anarchistes qui ont organisé le rassemblement. Quatre d'entre eux sont pendus, un cinquième se suicide en prison. Les trois autres sont graciés sept ans après les faits par le nouveau gouverneur de l'Illinois, John Peter Altged, qui rétablit par le fait même l'innocence de ces huit anarchistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réunie à Paris en 1889, l'Internationale socialiste consacre le 1er mai Fête des travailleurs partout dans le monde en souvenir des «martyrs de Chicago» et de la lutte ouvrière pour la journée de huit heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Normand Baillargeon, professeur à l'UQAM et essayiste, a perçu dans l'association de M. Massé entre anarchisme et vandalisme une ignorance flagrante de la filière anarcho-syndicaliste. «M. Massé devrait connaître un peu l'histoire du syndicalisme lui-même. Il saurait à ce moment-là que le mouvement syndical n'a jamais été aussi intéressant et fort et inspirant que lorsqu'il s'appelait l'anarcho-syndicalisme», explique M. Baillargeon, véritable bibliothèque ambulante sur la question de l'anarchisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon M. Baillargeon, ce n'est pas un hasard si les militants de la gauche ont choisi d'occuper les bureaux d'un président de centrale syndicale. «Ils sont certainement déçus du mouvement syndical. C'est pour ça que les anarchistes, à chaque 1er mai, font une marche distincte de celle des mouvements syndicaux depuis quelques années. Ils leur reprochent leur manque de combativité et de vision», estime-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En entretien au Journal de Montréal et à La Presse, les huit militants sauvagement expulsés du bureau de M. Massé ne se sont pas identifiés comme des anarchistes. Tout au plus ont-ils indiqué qu'ils s'étaient rencontrés lors de la grève étudiante de 2005, qu'ils faisaient partie d'une organisation éphémère et circonstancielle et qu'ils étaient altermondialistes et anticapitalistes. Ils perçoivent la FTQ et son président comme les rouages d'une «grosse machine impérialiste».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que des militants de gauche ont maille à partir avec les «forces de l'ordre» de la FTQ. L'année dernière, lors de la Fête du 1er mai, des jeunes et des membres de la FTQ s'étaient bousculés, angle Sainte-Catherine et Saint-Denis, à Montréal, sans que la police sente le besoin d'intervenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement syndical est «sclérosé», c'est-à-dire qu'il ne porte plus de projet social, estime Normand Baillargeon. Il s'agit du fondement de sa relation de discorde avec la gauche. «Le mouvement syndical est entré dans une logique purement adaptée au capitalisme. Il est dans une logique de défense des droits des travailleurs, mais ça fait très longtemps qu'il n'a pas défendu des idées neuves.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon M. Baillargeon, les frictions entre anarchistes et syndicalistes devraient servir de leçon à Henri Massé. «Il devrait être attentif à ces voix-là, qui nous rappellent à quel point le mouvement syndical s'embourbe aujourd'hui, croit-il. Il ferait bien d'écouter les critiques qui viennent de sa gauche parce qu'elles pourraient être inspirantes pour un mouvement qui manque pas mal d'inspiration.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un texte publié récemment dans la revue sociale et politique À bâbord, M. Baillargeon et Chantal Santerre suggéraient au mouvement syndical de revenir à l'esprit des «bourses du travail». À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, ces bourses réunissaient tous les syndicats d'une région donnée au sein d'une autre organisation, parallèle et distincte. Au lieu de porter les intérêts corporatistes des syndicaux (défense des droits, amélioration des conditions de travail, etc.), ces bourses cherchaient à former une classe ouvrière autonome. Elles étaient porteuses à la fois d'une solidarité de proximité (une solidarité de classe) et d'une émancipation des travailleurs des rapports de tutelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le propre du courant anarchiste. Sous la surface hooliganienne que les médias veulent bien exposer, tout grouille d'activité. «Il y a un foisonnement politique dans le monde anarchiste. C'est comme une pépinière de pensée, explique Louise Caroline Bergeron. Comme dans n'importe quoi, il y a des caves qui se revendiquent de tout, mais l'anarchie et la casse, c'est pas plus vrai que le sport et la casse ou même le syndicalisme et la casse.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans nier les épisodes violents qui ont plombé le courant anarchiste à certains moments de son histoire, Normand Baillargeon en réitère les fondements: un projet social et politique porté par des êtres humains prenant leur vie en main dans un monde autogéré où il n'y a ni marché, ni rapports de domination, ni profit. «Il y a certainement des gens qui vont faire des gestes plus violents et plus revendicateurs. Mais il y en a dans le mouvement syndical aussi», dit-il, tranchant... comme une scie.&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-5903181037490878792?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/05/anarchisme-101-selon-le-devoir.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-3107886345104056583</guid><pubDate>Sun, 29 Apr 2007 19:57:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-29T13:02:11.341-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>pauvreté</category><title>"Ils ont tout…"</title><description>Lu sur &lt;a href=http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2007/04/ils_ont_tout.html&gt;Cybersolidaires&lt;/a&gt; cette réflexion intéressante:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;b&gt;"Ils ont tout…"&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ils ont tout…" titre le &lt;i&gt;Journal de Québec&lt;/i&gt; à propos les assistés sociaux en citant ou en résumant la pensée du nouveau ministre de la Solidarité sociale, l’ineffable Sam Hamad. On croit rêver. Encore une fois, les boucs émissaires traditionnels sont désignés à la vindicte publique par un des parasites à galons de notre petite oligarchie nationale. Cette fois-ci le message est relayé dans la première édition publiée par un journal en lock-out. Le discours est d’un crétinisme insondable, la manœuvre, méprisable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle témoigne cependant à merveille de l’inquiétude atavique qui afflige les franges mafieuses des élites de tous poils, celle où on les forcerait à partager les ressources et les privilèges, à répondre de leurs crimes. C’est pourtant la direction que commence à prendre la société québécoise et il en va de sa survie. Les ratages navrants du discours idéologique d’extrême droite véhiculé par les huiliers les plus en vue de ce système corrompu annoncent un retour du balancier. Revenu minimum garanti, revenu maximum socialement acceptable, moins de condos et plus de logements sociaux, voilà qui fait grincer bien des dents, pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment, les assistés sociaux du Québec n’ont presque rien, les miettes de la table du festin. Qu’on leur serve au moins, en entrée, la tête de leur ministre! Ils fourniront le ketchup…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marc O. Rainville, b.s., Montréal&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-3107886345104056583?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/04/ils-ont-tout.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-1076590632054692999</guid><pubDate>Wed, 25 Apr 2007 20:31:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-25T13:31:24.471-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>mouvement libertaire</category><title>Premier mai</title><description>&lt;b&gt;Soirée cabaret des libertaires&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le Premier Mai – Journée internationale des travailleuses et des travailleurs – le collectif de &lt;a href=http://www.lapagenoire.propagande.org&gt;la Page Noire&lt;/a&gt; vous invite une soirée-cabaret soulignant l’esprit de résistance au capitalisme et le désir de révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Musique, poésie, politique... et plus encore!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la participation de Guernica, Filon d'or, DJ Silteplait et plusieurs autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi le 1er mai à partir de 19h00&lt;br /&gt;Au Café-Bar l’Agitée, 251 Dorchester (Québec)&lt;br /&gt;Contribution volontaire à l’entrée&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-1076590632054692999?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/04/premier-mai.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-5693987451014044633</guid><pubDate>Fri, 20 Apr 2007 14:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-20T07:40:45.409-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>actualité</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>pauvreté</category><title>Le pouvoir des médias...</title><description>La série du &lt;i&gt;Devoir&lt;/i&gt; sur le scandale de l'aide sociale aura permis, contre toute attente, de faire bouger des choses. En effet, on apprend ce matin que &lt;a href=http://www.ledevoir.com/2007/04/20/140182.html&gt;le ministère clarifie ses directives&lt;/a&gt;. Concrètement, l'aide en nature venant de proches ne sera plus coupée. «Une exclusion totale s'applique dans tous les cas où un prestataire reçoit des dons en nature ou en services. [...] Au besoin, cette position sera rappelée aux agents d'Emploi-Québec», écrit-on dans un communiqué du ministère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, en continuant de creuser, la journaliste Clairandrée Cauchy a découvert que les agents d'aide sociale pouvait même couper un chèque pour des revenus tirés de... la quête! Elle raconte le cas hallucinant d'un &lt;i&gt;squeegee&lt;/i&gt; qui avait naïvement confié à son agent que jusqu'à maintenant il vivait de la quête. L'agent lui avait demandé combien il pouvait tirer de la quête, le jeune avait répondu en confiance. Quelle ne fut pas sa surprise de voir son premier chèque amputé de 70$! Sans commentaire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À lire: &lt;a href=http://www.ledevoir.com/2007/04/20/140179.html&gt;Quêter pour arrondir ses fins de mois a un coût&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-5693987451014044633?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/04/le-pouvoir-des-mdias.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-5386042902977732360.post-6454126769428169161</guid><pubDate>Thu, 19 Apr 2007 13:02:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-19T06:09:08.061-07:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>actualité</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>pauvreté</category><title>Le scandale de l’aide sociale</title><description>&lt;img src=http://www.jedessine.com/img/charlot-85564.jpg align=right&gt;Depuis deux jours &lt;i&gt;Le Devoir*&lt;/i&gt; lève le voile sur une partie du scandale de l’aide sociale. Des gens qui reçoivent un coup de main régulier de proches ou d’amis se font couper leurs chèques, même si c’est en nature. L’État tolère la charité institutionnalisée mais pas la solidarité bêtement humaine, celle des amis ou de la famille. «Impossible d'avoir une solidarité sociale dans la dignité» en a conclu le Front commun des personnes assistées sociales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’irais plus loin et je dirais qu’il n’y a pas de dignité possible à l’aide sociale. Le scandale que dénonce Le Devoir n’est que la pointe de l’iceberg. Il y a aussi les mères mono-parentales qui se font couper la pension alimentaire. Ceux qui partagent un logement avec de la parenté qu’on coupe. Et combien d’autres situations?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a plus. Le gouvernement divise les personnes assistées sociales entre « bons pauvres », les personnes inaptes au travail qui ont droit au « gros chèque », et les « mauvais pauvres », les personnes aptes au travail qui n’y ont pas droit. Celles-là on va leur donner moins que le strict minimum, de peur qu’une prestation décente les « désincite » au travail. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cotoit depuis des années des personnes assistées sociales. Parce que je suis déjà passé par là et parce que depuis je travaille dans un groupe communautaire. Dans une situation de « quasi-plein emploi », les gens qui restent à l’aide sociale sont vraiment mal pris et exclus. Souvent, la seule différence entre les « aptes » et les « inaptes » c’est une maladie, physique ou mentale, reconnue officiellement pour les seconds. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’on fait vivre aux personnes assistées sociales est inacceptable et indigne d’une société évoluée. On stigmatise les gens, on ne leur donne pas les moyens de s’en sortir et on les force à survivre de peine et de misère. On les punit pour ne pas avoir réussi à s’intégrer sur le marché du travail. Au Québec, on hait les perdants et on s’amuse à cogner dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aurait bien des choses à changer à l’aide sociale. À commencer par la distinction entre « aptes » et « inaptes » au travail. Mais le cœur du problème reste l’insuffisance des prestations. À 548$ par mois il est impossible d’arriver et de chercher activement de l’emploi. La personne est plongée dans une logique de survie et doit courir les banques alimentaires et les groupes communautaires. Sans parler des exigences des agents du gouvernement. Ça devient rapidement une job à temps plein! Sauf que quand les groupes communautaires proposent d’augmenter les prestations, ils se font regarder croche et la première question qu’ils se font poser c’est « combien ça va couter? » Curieusement, personne ne s’inquiète du coût social de garder tant de gens dans la misère à l’année longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*À lire &lt;a href=http://www.ledevoir.com/2007/04/18/139887.html&gt;La charité des proches pénalisée à l'aide sociale&lt;/a&gt; et &lt;a href=http://www.ledevoir.com/2007/04/19/140045.html&gt;Chèques d'aide sociale amputés - le ministère viole ses propres règles&lt;/a&gt; de Clairandrée Cauchy et &lt;a href=http://www.ledevoir.com/2007/04/19/139992.html&gt;l'éditorial&lt;/a&gt; de Marie-Andrée Chouinard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5386042902977732360-6454126769428169161?l=quebec-libertaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://quebec-libertaire.blogspot.com/2007/04/le-scandale-de-laide-sociale.html</link><author>noreply@blogger.com (Nicolas)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item></channel></rss>